Les poupées russes - Cédric Klapisch

Les poupées russes - Cédric Klapisch
Date de sortie : 15 juin 2005

Réalisé et écrit par Cédric Klapisch

Avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France, Kelly Reilly, Kevin Bishop, Aïssa Maïga, Olivier Saladin, Zinedine Soualem


Synopsis

Revoilà Xavier !
On le retrouve cinq ans après L'Auberge Espagnole, il a trente ans. Il a réalisé son rêve d'enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Gagner sa vie avec l'écriture n'est pas si simple. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a aussi des réticences à se fixer avec une fille. Il enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Il enchaîne aussi de façon confuse et anarchique les petits boulots liés à l'écriture. Tantôt journaliste, nègre, écrivain pour historiettes amoureuses ou scénariste pour série télé de pacotille. Il fait comme il peut, c'est-à-dire qu'il est un peu en vrac...

Partagé entre son ex, sa mère, ses aventures amoureuses passagères,sa pote homosexuelle,il a du mal à faire correctement son travail : concevoir et écrire une histoire d'amour simple et normale... Pour compliquer les choses, il doit aussi faire du baby-sitting pour son ex, du papy-sitting pour sa mère et la mondialisation le rattrape, son travail de scénariste est menacé de s'arrêter... Il est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture.


Casting :
Romain Duris : Xavier
Audrey Tautou : Martine
Cécile de France : Isabelle
Kelly Reilly : Wendy
Kevin Bishop : William
Aïssa Maïga : Kassia
Olivier Saladin : Gérard
Zinedine Soualem : M. Boubaker


Site officiel
Bandes annonces et extraits

ANNÉE : 2005

GENRE : Comédie

NATIONALITÉ : Film français

DURÉE : 2h 5mn

# Posté le vendredi 08 juillet 2005 19:04

ré-ouverture

a partir de la semaine prochaine les critique films vont defilé

et oui je reprend du service j'espere publier un film part jour pendant les vacances alors bon film
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# Posté le lundi 13 juin 2005 06:11

Jeux d'enfants

Jeux d'enfants
Une vie entiere pour se dire " JE T'AIME "
Quatre-vingts ans pour demarrer une histoire d'amour ? Et tout ça a cause d'un jeu ? Ou peut-etre grace a un jeu.
Sophie et Julien ont defini les regles du jeu. Ils en sont, pour le restant de leurs vies, les arbitres? et souvent les victimes.
"Cap ou pas cap ?"
"Cap ! Bien sur !".
Ils sont cap de tout : du meilleur comme du pire. Bafouer tous les tabous, défier tous les interdits, braver toutes les autorites, rire, se faire mal? Cap de tout !? sauf, peut-etre de s'avouer qu'ils s'aiment. Ce jeu commence avec un pari innocent : un pari afin d'oublier que Maman est gravement malade? afin d'oublier quand toute la classe te traite de sale polak. Et quelques paris plus tard, le jeu devient ce qu'il y a de plus beau, de plus fort dans la vie des deux enfants.
Ils jouent, ils s'aiment? Le jeu, l'amour? L'amour, le jeu : finalement c'est tellement plus simple d'etre ami.
Et ainsi la vie passe, le jeu reste, de plus en plus intense, comme la passion ? Et chaque fois qu'ils se répondent «Cap !», ils se disent, «Je t'aime plus que ma propre vie.» «Plus que ma propre vie ?» «Cap !»

Hors des sentiers battus, c'est ce qui qualifie le film de Yann Samuell. JEUX D'ENFANTS nous montre avec un décorum original les sentiments de deux enfants qui deviennent adultes. Un amour passion comme une drogue, bon et nocif à la fois. Une ardeur qui se brûle les ailes à coup de « cap ! pas cap ! ».

Les personnages qui s'attirent et se rejettent, tels des aimants, sont incarnés par des acteurs irréprochables. Marion Cotillard et Guillaume Canet sont pour ainsi dire parfaits dans les rôles de Sophie et Julien. Leur complicité transparaît dans chaque minute de pellicule. Bravo aussi aux autres comédiens, et en particulier à Emmanuelle Grönvold qui interprète la mère mourante mais néanmoins émouvante de Julien.

Ce long-métrage est un objet unique en son genre. Même si certaines scènes ont un air de déjà vu, ce petit bijou éblouit par son esthétisme poussé au paroxysme. Le graphisme est étudié comme dans une ½uvre d'art, sans parler des couleurs. Du sépia des années 60 au gris froid de notre époque, leur évolution reflète celle de ces âmes s½urs. La caméra vole, virevolte, accélère, ralentit... Accompagnée par différentes versions de la chanson d'Edith Piaf La Vie en Rose, elle nous emmène dans les palpitations des c½urs des héros.

Dans cet univers fantasmagorique à la Tim Burton, un trompe l'ennui se transforme en cercle vicieux. Petit à petit, ces deux étoiles filantes se mettent en marge de la société. Quand ils grandissent, le sexe intervient et rend malsain et dévastateur ce qui était autrefois amusant. Tout devient haine. Ils se connaissent trop et savent donc là où ça fait mal. C'est l'histoire d'une folie quotidienne. Un jeu d'enfant qui devient une arme que Sophie et Julien retournent contre eux. La seule manière de rester unis sans se détruire sera l'acte fatal.

Pour sa première réalisation, Yann Samuell signe une ½uvre pleine de symboles, tels cette boîte qui représente les enjeux de ce passe-temps un peu spécial. Les protagonistes du récit vivent dans un monde à part. Si la réalité n'était pas là, ils seraient peut-être heureux. Le cinéaste décrit ici le destin d'une passion qui survit aux affres du temps. Comme ses personnages, le film est naïf, mais il est aussi lucide et fataliste : un drôle de mélange entre éternelle insouciance et raison d'adulte.

Ce long-métrage est romantique, morbide, enfantin ou pervers... Et si JEUX D'ENFANTS était tout simplement beau, comme l'amour inaliénable de ses deux héros ?

Première :
"Un romantisme pessimiste adouci par le ton aérien de la mise en scène bariolée et (trop) virevoltante. (...)Un sujet pas si folichon pour un joli premier film. "
Nicolas Schaller (article entier disponible dans Première n°319, page 48.)

Studio Magazine :
"Grâce au jeu de ses deux acteurs, mais aussi à l'image magnifiant du chef opérateur Antoine Roch, à la musique lyrique de Philippe Rombi et à une mise en scène inspirée, Yann Samuell a réussi un bel hymne à l'amour, avec un c½ur qui bat, qui bat, qui bat... "
P.F. (article entier disponible dans Studio Magazine n°192, page 30)

CinéLive:
"Un réalisateut attaché avant tout à concevoir son joli son et lumières sur ses compétences visuelles, que la pub se fera sans doute un plaisir d'exploiter. Ou Hollywood, puisque la mode frenchy s'exporte bien actuellement."
Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°71, page 68)

Les Inrocks :
"L'amour tel que l'entend Yann Samuell, à savoir vache et passionnel, ouvre les portes d'un imaginaire très pauvre, bêtement illustratif plutôt qu'inventif."
Amélie Dubois (article entier disponible dans Les Inrocks n°407, page 50)

Télérama :
" La stylisation bariolée de la mise en scène prive les personnages de toute vraisemblance psychologique, et, partant, de tout attrait. "
Aurélien Ferenczi (article entier disponible sur le site de Télérama)

Chronic'art :
" On reste sous le charme de ce coup d'essai empli d'une folie singulière, et qui a su garder avec bonheur, au prix d'évidentes maladresses, une âme d'enfant retorse à toutes les morales. "
Ophélie Wiel (article entier disponible sur le site de Chronic'art)

Figaroscope :
"Il y a de la poésie, de la féerie, du romantisme et beaucoup de cynisme dans l'air. Yann Samuell ne voit pas toujours La Vie en rose chantée à tour de rôle par Zazie, Trio Esperanza, Louis Amstrong et Donna Summer. Ses deux personnages, finement interprétés par Marion Cotillard et Guillaume Canet, sont authentiques, dans la magie d'une histoire originale, naïve et perverse. "
Emmanuèle Frois (article entier disponible sur le site de Figaroscope).

Notes De Yann Samuell
" Je suis tombé sur un producteur, Christophe Rossignon, aussi timbré que moi, qui a tout de suite aimé le scénario. Je lui ai envoyé un synopsis sans avoir eu de contact préalable avec lui. Il m'a appelé pour me demander de lui envoyer tout le scénario. "

" J'ai mis un mois à écrire la première version du scénario, suite à quoi 25 autres versions ont suivi. Cela m'a pris en tout deux ans. "

" Je m'étais fixé deux objectifs, d'une part adapter à une comédie le processus de la tragédie antique où les personnages sont prisonniers de leur destin, d'autre part chaque scène devait être LA scène du film. "

" Je voulais conserver une espèce d'impertinence et un côté speed comme dans TRAINSPOTTING ou FIGHT CLUB. Je voulais aussi conserver un aspect féerique à la MARY POPPINS. Et tout ça au service d'une histoire d'amour. "

" J'étais sûr que Guillaume allait être touchant, très émouvant, et en même temps qu'il allait apporter son bagout, sa verve, son côté sautillant à la Douglas Fairbanks. "

" C'est une quête initiatique vers la maturité et vers l'amour. Le but de Julien et de Sophie est d'être heureux ensemble pour toujours et ils le sont même dans la mort. "

" Le côté très visuel était déjà dans le scénario, les accélérés, la caméra qui vole, et aussi la charte des couleurs. (...) A l'arrivée, JEUX D'ENFANTS est un film très graphique. "

A propos de La Vie en Rose : " C'est une chanson très romantique et aussi naïve, on a l'impression d'entendre un enfant la chanter. Et puis, elle a un côté vieillot, désuet, un peu cliché que j'adore et que je voulais malmener. "

Notes De Guillaume Canet
" C'était la possibilité pour moi d'incarner un personnage qui change, qui mûrit, et qui se trompe aussi. Ce genre de rôles est toujours intéressant à jouer. Et puis, ce personnage qui vit une longue histoire d'amour m'attirait car je n'avais jamais joué d'histoire d'amour au cinéma. "

" Un rôle s'appréhende surtout en fonction de la personne qui va vous donner la réplique. Je travaille l'enveloppe du personnage, sa manière de marcher, de penser, son attitude générale, et pour le reste, je préfère avoir la surprise et jouer avec mon instinct au moment des répétitions car je ne sais jamais comment l'autre va jouer. "

" Je pense que toute relation amoureuse est constructrice comme destructrice. Il y a de la perversion, du jeu, de la haine, alors oui parfois c'est destructeur. J'adhère donc à cette vision de l'amour...seulement en partie. "

" Je crois que Yann Samuell est comme ça, qu'il est comme ses personnages un grand enfant, naïf, innocent. "

" Je ne me serais pas permis de donner des indications à Yann Samuell, car je sais ce que signifie avoir un film en tête. "

Notes De Marion Cotillard
" J'ai adoré l'histoire et les personnages qui sont à moitié voire complètement dingues. Jouer cette folie qui dure toute une vie me plaisait beaucoup. "

" Pendant le tournage, nous avons été très complices avec Guillaume Canet, nous nous sommes accrochés l'un à l'autre. Cela a renforcé notre duo à l'écran. "

" Le plus dur a été toutes les nuits passées sous une pluie artificielle et la scène où le béton nous tombe dessus. "

" Ils s'entraînent mutuellement à ne pas sortir de l'enfance. Les modèles proposés par leurs proches ne sont pas convaincants. Je pense qu'ils n'ont pas envie de suivre cet exemple. Ils sont dans leur monde sans être conscients de ce qui les entoure. "

" Julien et Sophie ont peur de construire quelque chose qui les conduirait à une vie normale, ils préfèrent donc détruire leur histoire d'amour en s'obligeant à relever des défis insensés. Et plus ils grandissent, plus leurs défis deviennent forcément pervers, car il s'y ajoute un désir sexuel. "

Fiche Artistique
Guillaume Canet : Julien
Marion Cotillard : Sophie
Thibault Verhaeghe : Julien 8 ans
Joséphine Lebas Joly : Sophie 8ans
Emmanuelle Grönvold : Mère de Julien
Gérard Watkins : Père de Julien
Gilles Lellouche : Sergueï
Julia Faure : S½ur de Sophie
Laetizia Venezia : Christelle

# Posté le lundi 11 octobre 2004 17:44

Modifié le vendredi 08 juillet 2005 19:33

Las Vegas Parano(revu en entier hier).

Las Vegas Parano(revu en entier hier).
1971, entre Nixon et son Vietnam, la fin des Hippies et les nouveaux paradis, Duke et Dr Gonzo filent dans une decapotable dont le coffre est remplie de substances illicites. Paranoia et mauvais delires sont au rendez-vous a Las Vegas...

Ici, pas de morale. La drogue c'est bien ? Ben, Plutot, non. Mais ce n'est pas le sujet du film. La drogue provoque de droles d'effets assez innatendus de par l'humour omnipresent apporte par la baguette magique de Terry Gilliam...

Realisateur: Terry Gilliam

Acteur:

Johnny Depp
Benicio Del Toro
Tobey Maguire
Michael Lee Gogin
Larry Cedar
Cameron Diaz

Date de Sortie:
Belgique : 19/08/1998

Duree:1h58

Public A partir de 16 ans
Must ou navet ? A voir absolument
Histoire Très bien ficelée
Acteurs / Actrices Excellents
Mise en scène Extraordinaire

Avantages: Terry Gilliam + Hunter Thompson
Inconvénients: Parfois trop rapide


Avis complet
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"Celui qui se fait bete se debarresse de la douleur d'etre homme"
Hunter S. Thompson

'Las Vegas parano' est l'adaptation au cinema d'un roman autobiographique d'Hunter S. Thompson. Illustre inconnu en France, Thompson s'est rendu celebre en ecrivant 'Hell's Angels: A Strange and Terrible Saga', un livre pour lequel il s'est plonge dans le gang de motards pendant un an. Connu pour ses articles dans Rolling Stone et pour ses livres subversifs, Hunter a invente une nouvelle forme tres subjective et tres personnelle du journalisme, le journalisme 'Gonzo', caracterise par un ton humoristique, sarcastique et profane.

Son premier article officielement 'gonzesque' est ' The Kentucky Derby is Decadent and Depraved'.

'Fear and loathing in Las Vegas' apparut dans les pages du magazine Rolling Stone avant d'etre publie en 1971. Devenu culte, il raconte une experience ratee du journalisme Gonzo. Une escapade a Las Vegas qui tourne au cauchemar, alors que Thompson partait pour couvrir une course de motos dans le desert.

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"1971: Les États-Unis d’Amérique. Une epoque pourrie. Une epoque vraiment pourrie. Nixon était encore à la Maison Blanche. L’Amerique etait encore au Vietnam. On avait enterre les annees 60, spirituellement et politiquement. Le Flower Power se fanait, un epais brouillard etait en train de recouvrir Haight Ashbury et le reste du pays, le cynisme remplaçait l’idealisme, les certitudes glacees s’infiltraient au pays des Hippies. En fait, les ages du Disco et du Punk etaient deja au coin de la rue. Qu’est-ce qu’une personne clairvoyante pourrait faire d’autre que de partir vers l’enfer dans une brouette?... Ou dans le cas de Raoul Duke, journaliste de l’extreme, et de son enorme avocat, le Dr. Gonzo, de partir en fleche dans une decapotable ecarlate, une «Red shark» - le coffre bourre de precieux tresors, incluant les pires boissons et produits pharmaceutiques connus de l’homme, ou de la bete - pour trouver, une fois pour toutes, le Reve Americain, au dernier endroit ou l’on puisse encore le trouver. Pour le poete du XVIIIeme William Blake, la route de l’exces menait au palais de la sagesse. Pour Raoul Duke et le Dr. Gonzo, cette route emprunte un chemin sinueux qui conduit directement a Las Vegas..."
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Realise par Terry Gilliam ('Brazil', 'Fisher king'...), 'Las Vegas parano' est un road-movie completement dejante.

Sous le pseudonyme de Raoul Duke (Johnny Depp), Hunter Thompson et son ami, le Dr.Gonzo (Benicio Del Toro), partent pour un bete reportage dans le desert. Seulement, la prise de substances aussi diverses que dangereuses transformera leur voyage dans la Cite des peches en un periple completement dingue, une descente dans les enfers de l'inconscient..

On ne peut donc pas vraiment parler de scenario, les deux heros passant le plus clair de leur temps a se bourrer d'acides et d'ether, detruire les suites des hotels les plus prestigieux, et terroriser tous les gens qu'ils croisent. Les scenes se succedent a un train d'enfer dans la plus grande immoralite.

La mise en scene de Terry Gilliam met en valeur le cote grangignolesque du roman de Thompson, a grands renforts d'effets de cameras nauseeux (gros plans, roulis...), d'eclairages hallucinogenes (le bar de l'hotel Plaza a des airs de train fantome), et d'effets speciaux bien kitschs (Johnny Depp, en pleine montee d'acide dans ce meme bar, se retrouve entoure de reptiles dans un gigantesque vivarium).

Johnny Depp est un excellent acteur de composition, on le savait deja. Quand a Benicio Del Toro (Usual Suspects), il est meconnaissable. Au moins vingt kilos d'excedent, cheveux longs et moustache pendante, regard hagard et bave au menton, il vole la vedette à Johnny Depp au fil de ses bad-trips d'anthologie. Dans la baignoire de sa suite ou au volant de sa decapotable, il incarne la decadence à la perfection.

Qu'on deteste ou qu'on adore, 'Las Vegas parano' est l'adaptation tres fidele de la liberte selon Thompson, un ecrivain qui ne connait aucune limite, et dont je vous encourage à visiter le site officiel, pour decouvrir la vie et l'oeuvre de l'hurluberlu de la presse americaine.

# Posté le vendredi 13 août 2004 13:08

Requiem for a Dream(vu aujourd'hui)

Requiem for a Dream(vu aujourd'hui)
Brooklyn, de nos jours, debut de l'ete... Des pilules pour Brooklyn, de nos jours, debut de l'ete...
Rouge le matin, bleu le midi, violet le soir, vert la nuit."Au si simple que ça...1, 2, 3,4".
Des pilules pour maigrir et son emission tele preferee, voila a quoi ce resume le quotidien de Sarah Godfarb, veuve et retraite vivant à Brooklyn. Requiem for a Dream est l'histoire de ces 4 personnages, qui sombrent dans la dependance (et la folie) montrent jusqu'ou celle ci peut les emmener...

C'est surtout une fable comtemporaine sur la dependance. Elle montre qu'il n'existe pas qu'une seule forme de drogue et que cela peut toucher n'importe qui.

Realisateur
Darren Aronofsky

Pays
USA

Annee
2000

Duree
110'

Genre
drame

Producteurs
Eric Watson, Palme West

Distributeur
Belga Films

Scenariste
Hubert Selby Jr, Darren Aronofsky

Directeur Photo
Matthew Libatique

Musique
Clint Mansell

Montage
Jay Rabinowitz

Acteurs
Ellen Burstyn (Sara), Jared Leto (Harry), Jennifer Connelly (Marya), Marlon Wayans (Tyrone), Sean Gullette (Arnold), Louise Lasser (Ada)

Sortie à Bxl
20/06/01

Cote
Adultes Forum

Resume
Le reve de Sara Goldfard (Ellen Burstyn), est de participer a son emission tele preferee. Pour entrer dans la robe qu'elle a choisi a cette occasion, elle essaie de suivre un regime, mais n'y arrive pas et finit par avaler des pilules de toutes les couleurs, prescrites par un toubib pas très regardant. Ce qu'elle ignore, c'est que ce sont des amphetamines. Harry son fils, et sa petite amie Marya, revent d'ouvrir une boutique pour pouvoir y vendre les vetements qu'elle cree, mais ils sont accros au crack et a l'heroine. Quant à Tyrone, l'ami de Harry, il essaie de monter un business en revendant de l'heroïne, mais il en consomme un peu trop. Quatre point de vues se croisent dans ce recit où chacun vit un reve improbable et se perd petit a petit dans la dependance.

Critique
Après le theme de l'obsession, abordé dans son premier long métrage " Pi ", Darren Aronofsky s'attaque à la dependance. Toutes les formes de dependance. La drogue, l'alcool, la cigarette, mais aussi la tele, l'argent, les jeux, tout ce dont l'esprit humain est capable d'imaginer pour se detruire à petits feux, volontairement ou pas. Il construit son film avec des ellipses fulgurantes, de brusques changements de rythme et une bande sonore hypnotique. Meme si le film d'Aronofsky est en couleur, on pense immanquablement au cauchemar en noir et blanc de Lynch " Eraserhead ". Le realisateur, originaire de Brooklyn, s'inspire du livre et de l'univers frelate d'un des plus grands auteurs americains d'apres guerre, Hubert Selby Jr, qui a co-ecrit le scénario et pousse la collaboration jusqu'à interpréter un petit rôle dans le film. Pas etonnant, des lors, que l'on soit confronte a un univers glauque et sans espoir, deja present dans son " Last exit to Brooklyn ".

Requiem for a dream, ne plaira pas a tous les publics. C'est l'un des films les plus violents qu'il nous ait ete donne de voir. Balance comme un uppercut, ecoeurant et nauseeux à souhait. Pourtant, il n'y a pas d'armes, pas de coups et pratiquement pas de sang. Seulement quatre personnes qui un jour, ont fait un reve, mais se detruisent, n'ayant pas le courage de rester sur les rails, obsedes par la seule vision de l'aboutissement. Le film se vit comme un vrai mauvais trip, abordant de front la realite de la drogue. Si le sujet a souvent ete traite, il l'est ici de maniere profonde et sans concessions glamour ou esthetisantes, le spectateur est aspire dans cet univers lugubre et ne parvient a en sortir qu'a la dernière image, le dernier quart d'heure etant insoutenable. C'est la force premiere du film que de montrer l'enfer et la decheance, comme un raz de maree sordide. Mais quel fabuleux réquisitoire contre la drogue.

# Posté le mercredi 11 août 2004 19:50

Modifié le vendredi 13 août 2004 13:22